Nos grandes figures

 Bien évidemment, puisque nous sommes carmélites, les grandes figures auxquelles nous nous rattachons sont nos fondateurs Sainte Thérèse d’Avila et Saint Jean de la Croix. Suivent ensuite nos très chères sœurs Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Elisabeth de la Trinité, Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein), nos Saintes martyrs de Compiègne, le Bienheureux Père Marie-Eugène… Pour plus d’information les concernant, nous vous recommandons de visiter le Site de l’Ordre du Carmel de France.

 Cependant, de nombreuses carmélites ont vécu et vivent encore dans notre Carmel, cachées dans le cœur du Seigneur et connues de Lui seul. Pour autant, de grandes figures ont fréquenté ces murs et nous avons la joie de vous en présenter quelques-unes des plus connues, dont vous avez sans doute déjà entendu parler…

Saint Joseph

 Comment débuter autrement qu’en citant ce grand Saint que nous chérissons tant dans notre Carmel ? S’il n’a pas vécu à Pontoise de sa vie terrestre – c’est évident -, c’est notre église qui fut la première à lui être dédiée sur le sol français ! Incroyable, non ?

Bienheureuse Anne de Jésus

Grande amie de Saint Jean de la Croix – avec qui elle a fondé un carmel à Grenade et un autre à Madrid -, bras droit de Sainte Thérèse d’Avila, Sœur Anne de Jésus est une des carmélites espagnoles ayant introduit l’Ordre réformé en France.

 Elle a participé à la fondation des premiers Carmels déchaussés de notre pays : Paris en 1604 puis Pontoise et Dijon en 1605.

 Surnommée la « grande capitaine des prieures » la Bienheureuse Anne de Jésus a été béatifiée par le Pape François le 29 septembre 2024 à Bruxelles !

Bienheureuse Anne de Saint Barthélémy

 Avant d’entrer au Carmel, Anne était bergère. Elle fut analphabète une grande partie de sa vie, mais elle apprendra à écrire en copiant les lettres de Ste Thérèse d’Avila. Tout comme la Bienheureuse Anne de Jésus, cette Espagnole originaire du diocèse d’Avila fit partie du groupe de six carmélites déchaussées qui apporta l’Ordre réformé en France.

 Avant cela, elle accompagna Sainte Thérèse d’Avila lors de ses Fondations en  Espagne ! Inséparable compagne de cette dernière, elle fut sa secrétaire et son infirmière jusqu’à la mort de la Madre, qui expira entre ses bras en 1582.

 Elle fut notre première Mère Prieure, avant de partir fonder le Carmel d’Anvers en 1612 où elle y demeura Prieure jusqu’à sa mort en 1626.

Madame Acarie – Bse Sr. Marie de l’Incarnation

 Barbe Avrillot, née à Paris le 1er février 1566, est décédée dans notre Carmel le 18 avril 1618. Épouse de Pierre Acarie, mère de 6 enfants, gérant le foyer et son économie (ce qui est rare pour l’époque), attirant à Dieu toutes les personnes qu’elle fréquentait, qu’elles fussent servantes ou valets, pauvres ou riches, malades ou prostituées, accueillant les uns et les autres dans sa propre maison, elle fut un modèle de femme laïque catholique dans le monde. Femme de bon sens, d’une humilité héroïque, elle a su affronter de grandes épreuves avec courage (blessures et maladies douloureuses, revers de fortune), fidèle à son devoir d’état.

 Elle est la principale introductrice du Carmel en France, à travers des visions de Ste Thérèse d’Avila, elle est choisie et appelée par Dieu pour cette tâche. Elle mène à bien cette œuvre, aidée de collaborateurs éminents : Michel de Marillac, le Cardinal de Bérulle, St François de Sales… Elle fut aussi conseillère spirituelle de laïcs et de religieux, promotrice et soutien de réformes et de fondations de couvents.

 Devenue Sœur converse carmélite après la mort de ce mari qu’elle aimait tant, elle prend le nom de Marie de l’Incarnation. Elle fut béatifiée en 1791. Elle est particulièrement priée pour les futures naissances, et pour l’accueil et la protection de la vie en toutes circonstances.

 Pour en savoir plus, vous pouvez vous reporter au site officiel de Madame Acarie, la Bienheureuse Marie de l’Incarnation.

Sr. Marie-Angélique de Jésus

 Yvonne Bisiaux naquit le 30 janvier 1893 à Rosny-Sous-Bois, près de Paris. L’éducation rigoriste et exigeante de sa mère lui permettra de favoriser une aptitude brillante pour la musique, notamment pour le piano. A sept ans, elle joue déjà devant des assemblées d’une centaine de personnes. À dix ans, elle est reçue au Conservatoire national et devient une pianiste remarquable. Avec sa première communion, sa piété se développe : elle eut très jeune une vie intérieure profonde et intime avec le Seigneur.

C’est à l’âge de douze ans qu’elle pensa pour la première fois au Carmel. L’admiration qu’elle suscitait par son art et la perspective de devenir une personnalité musicale de renom viendront troubler son désir de se vouer à Dieu. Sans oublier ses parents, surtout sa mère, qui s’opposeront jusqu’au bout à sa vocation… Tant et si bien d’ailleurs, que la jeune fille doit attendre sa majorité pour s’enfuir du domicile familial pour gagner notre Carmel, le 2 février 1914 !

 Celle qui s’appellera désormais Sœur Marie-Angélique de Jésus traversa beaucoup d’épreuves. Sa mère mettra tout en place pour lui faire quitter le monastère : chantage, courrier incessant, culpabilisation… Rien n’y fera. Malgré ces épreuves, la jeune carmélite demeurera jusqu’au bout fidèle dans un don radical d’elle-même. Elle mourut au Carmel de Pontoise le 3 mars 1919 des suites d’une maladie.

Autres amis

 S’ils n’ont pas eu la chance d’être carmélites et de vivre dans nos murs (😇) ils ont eu la chance d’y passer… Nous pouvons citer les plus grandes figures de l’école française de spiritualité, par exemple Bossuet, le Cardinal de Bérulle, Saint Vincent de Paul, Saint Jean Eudes, Saint François de Sales… Puisque nous étions alors un Carmel princier, plusieurs têtes couronnées et familles issues de la noblesse française nous ont aussi rendu visite.

 Et encore de nos jours, l’histoire continue ! Des femmes entrent dans ce monastère pour y poursuivre leur vocation : chercher le Seigneur et prier pour le monde.

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