Un monastère, c’est donc…

….un endroit où on cherche Dieu ensemble, dans une communauté qui essaye d’être comme une famille. Cette aventure à la fois personnelle et commune vise à donner Dieu au monde, « par attraction et non pas par prosélytisme », comme l’a rappelé le Pape François.

 Un monastère est également une école où nous essayons d’apprendre à aimer Dieu et notre prochain d’une façon bien concrète, ainsi qu’à recevoir et donner l’Amour de Dieu. Il n’est surtout pas un endroit pour des personnes indifférentes au sort de leur prochain.

Les moines et les moniales sont des gens qui ont choisi de consacrer toute leur vie pour le bien et le salut de leurs frères et sœurs. Et ils le font d’une façon radicale et déconcertante pour beaucoup, comme Jésus qui lui-même en donnant sa vie n’avait pas été compris par les siens. Naître dans une mangeoire et mourir sur une croix, c’est une façon très déconcertante de sauver l’humanité, disons-le franchement !

Un monastère rassemble des personnes ayant un cœur passionné, amoureux et inquiet. Passionné du sort de son prochain et de l’Église. Amoureux de Celui qui nous a aimés le premier. Inquiet tant qu’il ne repose pas en Dieu (Saint Augustin).

 Et ce n’est pas tout ! Un monastère est aussi un champ de bataille. La paix des moines et des moniales est une paix « conquise », fruit de la Grâce et d’un dur labeur. La vie spirituelle n’est pas de tout repos. Chercher Dieu n’est pas synonyme d’une vie « plan-plan » : Dieu nous donne la paix, mais il ne nous laisse pas « tranquilles ». Tant qu’il y aura des âmes à sauver, il y aura toujours des moines et moniales au travail, peu importe leur âge ! D’ailleurs, si nous pensons à notre sœur, Sainte Thérèse de Lisieux, ces hommes et ces femmes sont au travail même après leur mort : « Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre jusqu’à la fin du monde. Après cela seulement, je jouirai et me reposerai. »

 D’un point de vue pratique et objectif, un monastère est aussi un endroit fermé avec des murs… Parfois, nos interlocuteurs ne comprennent pas notre choix de séparation avec le monde et ils objectent que l’on serait plus utiles ailleurs. Quelques-uns disent même qu’un monastère serait synonyme d’égoïsme et d’indifférence envers autrui. Nous répondons à ces interrogations dans la page suivante : quelques objections à la vie monastique.