Vocations

 Le mot français « vocation » vient du latin, issu de la forme verbale vocare, qui signifie appeler.

 Une vocation, dans son sens chrétien, est donc un appel de Dieu. Le Seigneur appelle d’abord tout son peuple à la sainteté : « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint. », Lv 19,2. Cet appel est donc universel !

L’Église nous a toujours enseigné que Dieu – pour que nous puissions réaliser de façon stable et durable cet appel à la sainteté – appelle chacun à un état de vie spécifique. Traditionnellement on en dénombre trois : les laïcs (mariés ou non), les ministres ordonnées (diacres, prêtres…) et la vie consacrée.

Nous trouvons dans l’exhortation apostolique de Saint Jean Paul II (Vita Consecrata, paragraphe 31) un résumé de la place et de la mission singulière de chaque état de vie, dans l’Eglise et le monde : nous mettons en vert ce qui concerne les laïcs, en rouge les ministres ordonnées et en bleu la vie consacrée.

La mission des laïcs, à qui il appartient « de chercher le Royaume de Dieu en gérant les affaires temporelles et en les ordonnant selon Dieu », a pour fondement propre la consécration du Baptême et de la Confirmation, commune à tous les membres du Peuple de Dieu. Les ministres ordonnés, en plus de cette consécration fondamentale, sont consacrés par l’Ordination pour poursuivre dans le temps le ministère apostolique. Les personnes consacrées, qui s’engagent dans les conseils évangéliques, reçoivent une consécration nouvelle et spéciale qui, sans être sacramentelle, les engage à adopter la forme de vie pratiquée personnellement par Jésus et proposée par Lui à ses disciples, dans le célibat, dans la pauvreté et dans l’obéissance. Même si ces différentes catégories sont la manifestation de l’unique mystère du Christ, les laïcs ont comme caractéristique propre, mais non exclusive, la sécularité, les pasteurs, la charge du ministère, les consacrés, la conformation spéciale au Christ chaste, pauvre et obéissant.

 Puisque chacun est unique, chaque personne aura son chemin particulier pour aller vers le Seigneur, quel que soit son état de vie. Par exemple : dans un même monastère, chacun vivra à sa façon le charisme propre et commun de son Ordre. Cette différence est voulue par Dieu ; le fait d’avoir un appel commun ne fait pas de nous des photocopies !

 Nous vous proposons d’explorer les pages suivantes qui concernent le discernement d’une vie consacrée à Dieu (l’appel et la réponse), la vie religieuse carmélitaine (notre charisme), la vocation de sœur externe, et notre formation.

L’appel

La réponse

Être Carmélite

La vocation de sœur externe

La formation

Et pour aller plus loin : une petite bibliographie